Lycée professionnel et technologique privé Myriam

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PORTRAIT

GUILLAUME GARABITO

Retrouvons Guillaume. Il est passé par la filière Métiers de la Mode et du Vêtement au Lycée Myriam. Aujourd'hui, il est étudiant en BTS design graphique. Il nous raconte son parcours.

Tu as un parcours que l’on pourrait qualifier d’atypique. Après un CAP Coiffure, tu as eu ton BAC Pro MMV avec mention bien avant de te lancer dans un BTS en Design graphique. Certains diront que tu as mis du temps à trouver ta voix. Que pourrais-tu leur répliquer ?

Je pourrais simplement leur dire que que ce genre de réflexion montre qu’ils n’ont peut-être pas saisi l’essence même des matières artistiques. En effet, celles-ci sont poreuses et transversales. Chaque domaine artistique se complète et apporte son lot d’expérimentations et de références. Alors, si de prime abord, la coiffure ou la mode ne semblent pas liés au Design graphique, ils le sont tout de même car le Design Graphique puise ses sources dans la culture générale et artistique. On ne devient pas designer graphique par hasard. C’est un cheminement qui se fait tout au long de sa construction personnelle, des références par lesquelles l’on se nourrit et ses goûts et sensibilités. C’est un métier qui demande une certaine maturité dans le travail pour pouvoir amener à terme ses projets et ses idées. Alors peut-être que j’ai mis du temps, mais c’est ce parcours là, qui me représente qui m’a permis de comprendre qui j’étais et ce pourquoi j’étais fait. Peut importe le « temps ».

Comment as-tu eu envie de devenir designer graphique ? qu’est-ce qui t’a poussé à te ré-orienter dans le graphisme?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dessiner et j’ai toujours apprécié la calligraphie notamment ou les affiches de festivals, évènements etc… Lorsque j’ai présenté mes planches de références et recherches à mon professeur d’arts appliqués au lycée Myriam, elle a senti cette sensibilité et ce modernisme que j’affectionnais particulièrement et que j’aimais présenter sur mes projets. C’est en partie grâce à elle, qui a mis le doigt sur cette partie de moi, que je suis aujourd’hui dans cette filière.

Que t’apporte aujourd’hui dans ta pratique artistique ton parcours et plus particulièrement ton expérience dans la

mode ?

La mode, comme j’ai pu en parler plus haut, est justement l’un des facteurs dans le métier de designer qui sert de référence. Cette filière m’a tout d’abord aidé à peaufiner mon coup de crayon, qui donne aujourd’hui des choses assez vives, instinctives notamment lorsque je dessine des personnes en mouvement. Elle m’a permis de m’implanter dans un style et une identité qui m’est propre. Par ailleurs, ma connaissance des textiles m’a aussi permis de tester plusieurs types de supports et médiums pour mes expérimentations. J’ai même réalisé un projet d’expérimentation plastique sur le dictat de la minceur, et j’apprécie particulièrement décortiquer les prismes de marques des maisons de luxe, voir comment elles ont réussi à émerger et monter leur identité graphique qui leur est propre et majoritairement connues.

Comment définirais-tu le métier de designer graphique ?

Le but d’un designer graphique, c’est de pouvoir répondre à toutes les demandes qui émanent de la communication. La pluridisciplinarité est donc de mise puisqu’il peut aussi bien avoir un client situé dans le domaine de la cuisine, que dans la coiffure ou encore la musique. On ne devient pas designer graphique par hasard. C’est un cheminement qui se fait tout au long de sa construction personnelle, des références par lesquelles l’on se nourrit et ses goûts et sensibilités. C’est un métier qui demande une certaine maturité dans le travail pour pouvoir amener à terme ses projets et ses idées.

As-tu un univers ? des inspirations pour ton travail en général ?

Pour l’instant, je n’ai pas d’univers bien déterminé, même si je puise beaucoup mes inspirations dans le constructivisme russe ou la Sécession viennoise notamment (Gustav Klimt reste mon artiste préféré). J’ai aussi un penchant pour le style de Mucha que je trouve particulièrement moderne encore aujourd’hui.

Quels sont tes projets à venir ?

Mes projets sont pour l’instant de passer et d’obtenir mon BTS pour pouvoir me tourner vers un Mastère en motion design par la suite. Je suis très intéressé par le monde de la publicité et l’analyse de ses codes. Je pense continuer à l’étranger, sûrement au Canada et pourquoi pas rentrer dans un studio de développement pour en assurer la partie communication. L’avenir, les pistes que je vais explorer ainsi que l’univers dans lequel je vais petit à petit évoluer détermineront tout ça!